Les USA viennent d'être poignardés dans le dos par une poignée de désespérés terroristes. Ceux-ci ont frappé les symboles des pays nantis : le centre du commerce mondial et le coeur de la puissance militaire américaine. Pour ce faire, ils ont simplement détourné et utilisé les outils et la technologie des pays leader.
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L'effroi ne peut que s'emparer des occidentaux qui découvrent avec horreur leur fragilité et leur vulnérabilité, pourtant si évidente...
Quand certains se sentent acculés au suicide pour échapper à leur désespoir, d'autres font le sacrifice de leur vie pour lutter contre leur sentiment d'injustice.
Et il est vrai que les concentrations urbaines et les nouvelles technologies leur en fournissent les moyens : armements volés, avions détournés, produits nucléaires, chimiques ou bactériologiques, paralysie des moyens de communication et des sources d'énergie, tout est possible à celui qui se sent exclu de la vie...
Quand on estime ne plus avoir rien à perdre, on peut tout oser.
Cet attentat aussi symbolique montre à tous les désespérés de la terre la marche à suivre. Et on peut craindre que la leçon soit retenue par tous ceux qui, à tort ou à raison, s'imaginent victimes...
- Le peuple qui se sent opprimé et incompris par les instances internationales. Les minorités ethniques méprisées, les exclus de l'idéologie du bien-être qu'on leur fait prendre pour modèle.
- Mais aussi le déséquilibré mental à qui le détournement de la technologie peut permettre de semer la mort autour de lui... pour rien...gratuitement.
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TERRORISME : ARME ABSOLUE
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Le lâche attentat suicide est donc l'arme absolue, et on ne peut, bien entendu, qu'en être révulsé, le réprouver, le condamner.
Mais que peut une telle réprobation contre des personnes qui ont mis fin à leur existence ? La punition n'a aucun sens, seule la prévention est nécessaire. Car dans le "fanatisme", comme dans la "psychose", la raison n'a plus sa place...
Les désespérés sont donc les plus forts. En sacrifiant leur vie, ils ne laissent aucune prise à la lutte. En retournant contre la société les instruments mis au point par cette dernière, ils souhaitent son anéantissement.
Les pays occidentaux, et notamment les USA, vont devoir réagir, puis réfléchir...
D'abord en pleurant tout simplement leurs morts, dans la douleur, et dans le désir de vengeance, en attendant la dissipation de l'état de choc.
Ensuite, en tirant les lecons de leur fragilité, face au danger des moyens technologies inventés pour le bien être commun.
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LES REACTIONS POSSIBLES
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C'est sans doute dans la réaction que les U.S.A. adopteront que le geste des terroristes se révèlera le plus dévastateur.
Le leader des sociétés développées peut-il, politiquement, ne rien dire et ne rien faire ? Doit-il tendre la joue gauche après avoir été frappé sur la joue droite ?
S'il agit, peut-il exercer des représailles contre un peuple estimé responsable, lesquelles, si elle satisferaient la fierté du peuple américain, ne feraient que provoquer de nouveaux attentats du même type, et risqueraient surtout de plonger le monde dans la guerre.
Cela a pourtant été le premier réflexe du Président américain, parlant de poursuite et de chatiment.... Mais pouvait-il rester silencieux, comme il aurait dù l'être, en pareille circonstance ?
Existe-t-il une troisième voie ?
Car il va bien falloir en trouver une.
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FAUTE D'ADVERSAIRE LE TERRORISME NE PEUT SE COMBATTRE, IL SE PREVIENT
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Le seul moyen d'action possible contre le terrorise est d'en supprimer les causes.
Il consiste à faire comprendre à tous les peuples de la terre, que tous sont solidaires. Tous, sans exception, doivent bénéficier de l'idéologie du bien-être. Si une technologie est mise au point en un point quelconque de la terre, elle doit, tôt ou tard, profiter à tous.
Mais il faut aussi que les minorités comprennent qu'il faut laisser du temps au temps... et lui laisser celui de créer les richesses à partager. La civilisation du bien-être vient de naître, et elle a l'éternité devant elle.
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UN CHANGEMENT DE MENTALITE
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Il faut enfin que ceux qui possèdent la richesse matérielle qu'ils ont crée et méritée comprennent qu'ils devront tôt ou tard, la partager.
Qu'ils ne soient pas dupes de leur esprit de challenge, de profit, de résultat, de compétition et d'élitisme, bien que ces notions soient les moteurs de l'entreprise, et donc du progrès économique et social.
Qu'ils regardent aussi le travail quotidien de l'infirmière, du prof, de l'artisan, du petit commercant au service des autres...
Qu'ils dépassent, enfin, les réflexes d'enfants gatés pour devenir enfin adultes, c'est à dire responsable des autres peuples. Qu'ils cessent de piétiner innocemment les plate-bande des autres cultures.
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UN CHOC CULTUREL
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En privilégiant l'idéologie artificielle du bien-être sur toute autre culture traditionnelle, les pays occidentaux ont mis le doute dans celle-ci, souvent basée sur une communion profonde avec le milieu naturel et humain.
Or le Bien-Etre, pourtant nécessaire au progès humain, semble détourné de sa finalité pour ne plus devenir qu'un produit de consommation, à la base du profit de quelques-uns.
Mais il n'a rien à voir avec le Bonheur d'un peuple qui est l'épanouissement d'une communauté tout entière, unie par les mêmes intérêts, la même culture, et poursuivant le même but.
Insidieusement la non-culture occidentale, véhiculée par l'ensemble des médias tend à devenir un modèle pour des peuples qui en viennent à douter d'eux-mêmes et à se remettre en question.
Leur réaction de défense se manifeste alors par un rejet de ce modèle, qui peut alors prendre la forme du terrorisme le plus dur, parce que le plus désespéré.
Leur intolérance et leur violence répondent alors à celles, plus cachées, des peuples dits "civilisés" qui arrosent la planète d'une "way of life" qui, si elle garantit le Bien-Etre collectif, n'assure pas nécessairement le Bonheur des individus.
En dépit de ses secousses, qui témoignent de sa vitalité et de son mouvement, notre civilisation ne doit pas se laisser duper par son acquis purement matériel et intellectuel.
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RESPECT DES CULTURES
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Les nations les plus civilisées doivent comprendre qu'il existe, ailleurs, mais aussi au sein d'elles mêmes, d'autres aspirations, plus profondes, qu'elles doivent à tout prix respecter.
C'est de cet échange, et de cette confrontation de cultures que pourra naître la paix et l'enrichissement nécessaire au Bonheur collectif de l'Humanité tout entière, base du bonheur individuel.
Les grands principes existent. Le Traité sur l'Espace de 1967 ne vise-t-il pas expressément "l'intérêt de l'Humanité", suivi par les textes récents sur la non-brevetabilité du vivant, qualifié de patrimoine de l'Humanité ?
Plus les secousses sont grandes et plus le mouvement s'accélère. Le traumatisme causé par les spectaculaires attentats va occasionner une prise de conscience et des changements de notre vision dans tous les domaines : économique, politique et humain et nous ramener à notre réalité.
De leur côté, les peuples en prétendu retard de développement doivent eux-mêmes faire preuve de patience, et ne pas vouloir renier leur identité et leur patrimoine culturel, en jalousant et rivalisant avec les froides puissances économiques.
Car tous les pays ont plus à apporter à l'Humanité que le simple Bien-Etre matériel ou intellectuel.
C'est pourquoi chacun doit être respecté, si on veut qu'il respecte les autres, car l'Avenir est une construction commune.
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